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L’état de l’École DEPP n° 24, octobre 2014 : malgré les efforts engagés, des progrès restent à accomplir notamment en matière de lutte contre les inégalités liées à l’origine sociale des élèves

17 octobre 2014 Version imprimable de cet article Version imprimable

L’état de l’École : 32 indicateurs sur le système éducatif français

Ce vingt-quatrième numéro de L’état de l’École rassemble les indicateurs statistiques essentiels pour analyser le système éducatif français et apprécier les politiques mises en œuvre. Structuré autour des moyens affectés à l’École, des conditions de scolarisation et des résultats des élèves, il s’attache à décrire les principales évolutions en cours et apporte l’éclairage des comparaisons internationales. Il souligne les efforts engagés ainsi que les progrès restant à accomplir, notamment en matière de lutte contre les inégalités liées à l’origine sociale des élèves.

Présentation

L’éducation prioritaire (résumé)
Les écoles, collèges et lycées pour l’ambition, l’innovation et la réussite (Éclair) accueillent plus d’un vingtième des écoliers et collégiens. Plus de sept élèves de collège Éclair sur dix sont issus des catégories sociales défavorisées et un sur cinq a un retard scolaire d’au moins un an en entrant en sixième. Ils maîtrisent moins bien les compétences du socle commun et leur réussite au diplôme national du brevet est, en moyenne, de 12 points inférieure à celle des collèges hors éducation prioritaire.

Indicateur n°10, L’Education prioritaire

10 - L’éducation prioritaire

A la rentrée 2013, 300 collèges publics et 2 123 écoles publiques relèvent du dispositif Éclair (écoles, collèges, lycées pour l’ambition,
l’innovation et la réussite) en France métropolitaine et dans les DOM. Ils accueillent 370 100 écoliers et 143 400 collégiens, soit plus d’un élève sur vingt. Les autres collèges de l’éducation prioritaire (EP) s’inscrivent dans les « réseaux de réussite scolaire » (RRS).

Les collégiens des Éclair sont très massivement d’origine sociale défavorisée : 72,8 % d’entre eux ont des parents ouvriers ou inactifs, contre 56,6 % en RRS et 34,3 % dans les établissements hors EP (France métropolitaine et DOM).

Leur retard scolaire est plus fréquent : 19,1 % des élèves issus des écoles Éclair sont en retard à l’entrée en sixième contre 16,5 % en RRS et
10,4 % ailleurs.
En fin de CM2, comme en fin de troisième, les élèves des Éclair maîtrisent moins bien que les autres élèves les compétences1 (maîtrise de la langue française) et 3 (principaux éléments de mathématiques, culture scientifique et technologique) du socle commun. Par exemple,
si 62,5 % des élèves de CM2 des écoles du programme Éclair maîtrisent la compétence 1 du socle, ils sont 69,8 % dans les écoles RRS et 81,8 % ailleurs .

Le diplôme national du brevet (DNB) comprend un examen écrit de trois épreuves (français, mathématiques et histoire-géographie éducation
civique). À la session 2013, 32,9 % des élèves des collèges Éclair et 44,8 % des élèves des RRS ont obtenu plus de 10/20 aux épreuves écrites, contre 61,6 % ailleurs. Cependant, en prenant en compte le contrôle
en cours de formation et l’oral d’histoire des arts, les écarts diminuent : 72,9 % des élèves des Éclair ont obtenu leur DNB contre 84,5 %
ailleurs . Ces indicateurs doivent être interprétés plus comme un état des lieux initial sur la réussite scolaire des élèves en Éclair que comme une évaluation de ce dispositif.
En effet, il n’est entré en application qu’à la rentrée 2011, et ses actions pédagogiques propres n’ont pas pu être pleinement appliquées.

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[...] Le climat scolaire
C’est en lycée professionnel que l’on observe les plus hauts niveaux de violence et d’absentéisme des élèves. Les actes violents sont moins fréquents en lycée d’enseignement général et technologique, et l’absentéisme des élèves plus rare au collège. Les heures d’enseignement non assurées sont plus nombreuses en lycée, en raison de la fermeture totale des établissements en fin d’année scolaire.
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La version intégrale (pdf)

 

Les évaluations dans le cadre du CEDRE à l’instar de PISA et de PIRLS confirment de fortes différences de niveau selon les contextes sociaux et es enfants d’ouvriers et d’inactifs représentent près des trois quarts de la population accueillie dans les collèges du dispositif ECLAIR. Les conditions d’insertion professionnelle s’aggravent sensiblement pour les personnes dépourvues de diplôme, davantage sensibles aux variations conjoncturelles. Leur taux de chômage s’approche de 50%, contre un peu plus de 20% pour l’ensemble des jeunes sortis de formation initiale depuis un à quatre ans. 900 000 jeunes âgés de 18 à 24 an sont sans diplôme et ne sont ni en formation ni en emploi. Selon Catherine Moisan, directrice de la DEPP, "les diplômes de formation initiale pèsent très lourdement en France, on sait améliorer les niveaux de qualifications mais on ne sait pas qualifier au minimum au niveau du CAP".

Extrait de touteduc.fr du 17.10.2014 : Etat de l’école 2014 : on sait améliorer les niveaux de qualifications mais pas amener au CAP

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