> AGENDA > Archives Agenda 2020 > Une école ambitieuse, meilleur antidote au séparatisme ?, colloque de la (...)

Voir à gauche les mots-clés liés à cet article

Une école ambitieuse, meilleur antidote au séparatisme ?, colloque de la fondation Kairos le 14.10.20

8 octobre 2020 Version imprimable de cet article Version imprimable

“Une école ambitieuse, meilleur antidote au séparatisme ? ”

La Fondation Kairos pour l’innovation éducative organise un colloque le 14 octobre 2020 de 9h à 18h à l’Institut de France, dans la Grande salle des séances.

Ce colloque rassemblera des penseurs et responsables de terrain pour traiter du thème suivant :

“une école ambitieuse, meilleur antidote au séparatisme ? ”

En effet, l’école française a été une référence pendant un siècle. Elle transmettait les bases de la culture classique et des connaissances scientifiques efficacement à un très grand nombre d’élèves. La transmission de ces bases culturelles ont permis de réussir l’intégration de plusieurs vagues migratoires. Méritocratique, elle assurait l’ascension sociale et constituait ainsi le ciment de ce que qu’il est convenu d’appeler le “pacte républicain”. Jusqu’à la Seconde guerre mondiale et même jusque dans les années 1980, notre école – en particulier primaire- s’efforçait de donner à connaître et à aimer de manière préférentielle la patrie, dans sa dimension charnelle. Notons que la question de la religion était un point d’opposition puis de différenciation entre l’école publique et les écoles privées, mais qu’elle n’était pas l’objet d’ignorance qu’elle est progressivement devenue depuis la fin des années 1990.

Aujourd’hui, l’école française n’est plus une référence pour personne, comme en témoigne le classement PISA à peine médiocre réalisé par l’OCDE : les exigences académiques se sont effondrées parallèlement à la capacité de la société française d’intégrer avec succès des populations nouvelles, générant un morcellement communautaire, qui entraîne la France dans une crise sociale et dans la remise en cause du modèle républicain. La France, oublieuse de son passé et de sa culture qu’elle enseigne à reculons et moyennant force critiques et repentances, semble symétriquement perdre sa faculté à intégrer les élèves issus de l’immigration.

Et si le meilleur antidote à la décomposition communautariste et au séparatisme qui sont à l’œuvre était une école qui remettrait le culte du savoir et de la civilisation française, dans toutes ses dimensions, au cœur de son approche éducative et pédagogique ? N’est-il pas temps pour les écoles de reprendre le flambeau de l’esprit ambitieux et intégrateur qui avait fait le succès de l’école républicaine, et d’oser innover pour réussir à transmettre de nouveau ce qui nous unit et nous rend forts ? L’excellence académique n’est-elle pas le meilleur antidote à la défiguration de la raison qu’est le séparatisme, qui travaille la société française aujourd’hui ? Si l’école publique n’a pas à enseigner quelque dogme religieux, philosophique ou politique que ce soit, n’est-il pas temps qu’elle renoue avec la recherche de la vérité, du sens, pour sortir de cette ère de l’insignifiance et de l’ennui, terreau de tous les séparatismes présents et à venir ?

Programme :

Matinée 9h30-13h

L’islamisme à l’école publique

Jean-Pierre OBIN, Inspecteur général honoraire de l’Education nationale, auteur de Comment on a laissé l’islamisme pénétrer l’école, Paris : éd. Hermann, 2020.

Bourdieu contre Ferry ? Délitement de l’école et séparatisme.

Chantal DELSOL, philosophe, écrivain, membre de l’Académie des Sciences morales et politiques

L’école et la diversité des cultures ; le piège du multiculturalisme ? Quelle laïcité ? A quelles conditions l’universalisme occidental peut-il faire encore sens ?

Matthieu BOCK-COTE, sociologue, essayiste, écrivain

Repenser notre identité commune à partir de l’enseignement de l’histoire et de la géographie : se connaître pour être ensemble

Franck FERRAND, journaliste et écrivain
Jean-Robert PITTE, géographe, membre de l’Académie des Sciences morales et politiques
Souad AYADA, présidente du Conseil supérieur des programmes

Conclusion de la matinée

Xavier DARCOS, ancien ministre de l’Education Nationale, Chancelier de l’Institut

Après-midi : 14h30-18h

Libérer la culture pour faire aimer la France : témoignages de terrain

Bernard LOCICIRO, premier directeur de l’internat de la réussite de Sourdun
Cécile LADJALI, agrégée de lettres, écrivain, dramaturge et Murielle MAGELLAN, romancière, réalisatrice et dramaturge, créatrices des « Dialogues » mis en place dans des établissements scolaires français.
Yasmine CHELHA, ancienne élève de l’Internat de Sourdun, étudiante à Sciences-Po

Oser l’autorité, faire reculer le séparatisme dans l’école, privée comme publique

Kévin BOUCAUD-VICTOIRE, journaliste et écrivain
Najwa EL HAITE, adjointe au maire d’Evry, auteur d’une thèse de doctorat en droit sur « Laïcité et République. Considérations sur la République française », L’Harmattan, mai 2019

Conclusion :

Anne Coffinier, fondatrice de la Fondation Kairos pour l’innovation éducative ‑Institut de France.

[Extrait de fondationkairoseducation.org->https://www.fondationkairoseducation.org/colloque-separatisme/

Répondre à cet article