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Les syndicats dénoncent le projet de formation initiale des enseignants (ToutEduc)

20 janvier Version imprimable de cet article Version imprimable

Une intersyndicale et le SGEN-CFDT dénoncent une réforme de la formation des enseignants "incohérente", le SNEP-UNSA les conditions du concours cette année pour le privé sous contrat

Une intersyndicale FO - FSU - SUD - SNALC - SNCL - CGT Educ’action considère qu’il y a "urgence à barrer la route" à la “réforme” de la formation initiale des enseignants qui permettra, estiment les signataires "d’utiliser les étudiants MEEF comme moyens d’enseignement en les plaçant en responsabilité devant des classes" et de "déstructurer" la formation universitaire et professionnelle "dispensée dans les universités, y compris au sein des INSPÉ". Ils font remarquer que "cette mise en responsabilité va alourdir considérablement" l’année de M2 puisque les étudiants devront simultanément "préparer un concours, valider un master, assurer les apprentissages des élèves d’une ou plusieurs classes". Ils appellent tous les personnels et les étudiant.e.s concernés à se réunir et à "refuser de se voir imposer des maquettes qui ne tiennent pas compte des impératifs de la formation en master" et, parmi d’autres revendications, à exiger "l’abandon de l’oral d’entretien des concours tel qu’il est présenté", le mouvement de grève du 26 janvier étant le moment d’ "exiger une toute autre réforme de la formation initiale".

Pour sa part, le SGEN-CFDT écrit à Frédérique Vidal, chargée de l’enseignement supérieur et à Jean-Michel Blanquer pour l’Éducation nationale afin de les alerter "des graves conséquences qu’aura la mise en oeuvre de la réforme de la formation des enseignant.es et des CPE à partir de la rentrée 2021". L’organisation syndicale considère que près de trois ans de négociations ont conduit à "un bilan catastrophique". "L’objectif partagé de renforcer l’attractivité de l’ensemble des métiers de l’Éducation nationale n’est absolument pas atteint" et la réforme va aboutir "à la mise en concurrence" du master MEEF et des masters disciplinaires en même temps qu’elle "va provoquer une précarisation des étudiant.es" qui toucheront un salaire "dérisoire". La réforme va mettre en place "un empilement de dispositifs" : "modules de préprofessionnalisation, AED préprofessionnalisation, parcours préparatoire au professorat des écoles, master MEEF décliné sous différentes modalités d’alternance, année de stage différenciée (...), quelques heures de décharge pour les néotitulaires." Le Sgen-CFDT aoute que les textes officiels "arrivent avec retard ou ne sont toujours pas publiés", les maquettes "se construisent dans les INSPÉ avec la plus grande précipitation". Si la réforme de 2013 était "inachevée", celle de cette année est "totalement incohérente".

A noter par ailleurs que le SNEP (le syndicat UNSA de l’enseignement privé) a saisi le Conseil d’Etat "au sujet de l’application du principe d’égalité des modalités des concours pour devenir enseignant à l’Education nationale". En effet, dans "toutes les sections du concours CAFEP-CAPET, deux sections du CAER-CAPET, six sections du CAFEP-CAPLP et trois sections du CAER-CAPLP, les candidats (en fin de M2 cette année) sont appelés à subir une épreuve orale, contrairement à leurs homologues du public, alors que les textes prévoient des modalités identiques. Et il s’interroge : "La préparation, sous l’autorité indirecte du Clergé, aux concours est-elle déficiente à ce point" que les jurys doivent prendre une précaution supplémentaire ?

Extrait de touteduc ;fr du 19.01.21

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