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Le Sgen et la formation des enseignants (ToutEduc)

21 septembre

Formation des enseignants : les interrogations et les propositions du SGEN pour éviter une nième réforme

Faut-il faire de l’enseignement une profession réglementée, dont l’exercice supposerait la détention d’un MEEF (métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation) ? Le SGEN-CFDT s’interroge, mais y serait plutôt favorable. A l’occasion de sa conférence de presse de rentrée, il est revenu sur la réforme de la formation des enseignants. L’organisation syndicale, très attachée à la masterisation et à l’universitarisation de cette formation, déplore que le pouvoir ait "tergiversé" et n’ait pas donné aux concours une dimension suffisamment professionnelle. "Le concours reste très massivement disciplinaire" et les stages sont davantage "conçus comme des moyens de remplacement" que comme des moyens de formation.

Le SGEN note également que la situation très difficile dans laquelle se trouvent les étudiants qui doivent à la fois assurer des cours, préparer le concours, rendre leur rapport de stage et rédiger leur mémoire de master MEEF les incite à choisir plutôt un autre master. Et si, à l’inverse, on impose aux candidats aux concours d’avoir un master MEEF, faut-il réserver l’accès à ce master à ceux qui auraient suivi dès la première année de licence un parcours fléché ? Non, ce serait se priver de l’apport de ceux qui ne se projettent pas à 18 ans dans ce métier, ou de ceux qui l’envisagent en seconde carrière. Mais il serait possible, sans le rendre obligatoire, de renforcer la partie professionnelle du master MEEF, d’en faciliter l’accès à des détenteurs d’un autre master et de concevoir le concours de telle sorte que les détenteurs d’un master MEEF soient avantagés, à l’inverse de la situation actuelle...

Et il faut que mènent à l’enseignement des parcours divers et progressifs, d’abord largement ouverts avant de se resserrer à mesure que l’étudiant affine son projet. L’organisation syndicale prend comme contre-exemple le PPPE (parcours préparatoire au professorat des écoles) qui fige les choix au niveau bac, et, au contraire les parcours d’ingenierie ou LAS (licences accès santé). Par ailleurs, le SGEN constate que les AED en pré-professionnalisation et les "contractuels alternants" sont en nombre bien inférieur à celui qui était attendu.

Le SGEN propose donc plutôt des aménagements de la formation des enseignants et, en dépit de ses critiques au système actuel, il n’est pas favorable à une nouvelle grande réforme. Il refuse le découplage des concours 1er et 2nd degré (l’idée que le CRPE, contrairement aux autres concours, pourrait être ramené à bac+3 a été évoquée, ndlr), et il constate que les personnels, épuisés, ne peuvent envisager un nouveau bouleversement du paysage.

Extrait de touteduc.fr du 19.09.22

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