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La mission d’insertion professionnelle de l’université (rapport de l’Igésr, octobre 2020)

1er février Version imprimable de cet article Version imprimable

La mission d’insertion professionnelle de l’université - Bilan dix ans après la loi relative aux libertés et responsabilités des universités
Rapport IGÉSR no 2020-101, octobre 2020

Dans ce rapport sur le bilan de la mission d’insertion professionnelle des universités dix ans après la loi relative aux libertés et responsabilités des universités, la mission d’inspection générale considère que les universités ont su progressivement évoluer de la professionnalisation de leurs formations à la prise en compte de l’employabilité de leurs étudiants.

Présentation
Le rapport fait le constat d’une progression de l’insertion professionnelle des étudiants issus de toutes les disciplines entre 2007 et 2016 avec cependant un retard marqué des disciplines de sciences humaines et sociales. Il convient désormais que les universités passent de manière généralisée du simple suivi quantitatif de l’insertion professionnelle à un suivi plus qualitatif des conditions de cette insertion.

Les auteurs
Éric Piozin (pilote),
Astrid Kretchner,
Claudine Picaronny,
Olivier Rey

Télécharger le rapport (112 p)

Extrait de enseignementsup-recherche.gouv.fr d’octobre 2020

EXTRAIT

Liste des préconisations
Recommandation n° 1 : Prévoir pour chaque cycle, en cohérence avec la description des diplômes en bloc de compétences, des modalités de parcours permettant des allers retours aussi fluides et souples que possibles entre le monde universitaire et le monde professionnel.

Recommandation n° 2 : Renforcer l’association du MESRI au pilotage exercé par le ministère chargé du travail en matière de formation professionnelle, notamment par la présence de représentants du MESRI dans l’ensemble des processus et instances qui organisent des certifications du niveau d’enseignement supérieur.

Recommandation n° 3 : Organiser au sein des universités la diffusion des bonnes pratiques de certaines filières ou composantes en matière d’insertion professionnelle telles que les réseaux d’anciens étudiants ou encore l’accompagnement du projet personnel et professionnel afin que tous les étudiants disposent des mêmes services et facilités.

Recommandation n° 4 : Promouvoir une meilleure utilisation des données produites par les universités pour leur pilotage. Les statistiques d’insertion professionnelle ne sont pas uniquement un outil d’information des étudiants mais devraient permettre d’étayer des politiques actives dans le domaine de l’offre de formation.

Recommandation n° 5 : Améliorer les conditions d’accès des étudiants aux stages en confortant les structures chargées de leur gestion et de l’accompagnement des étudiants au sein des universités et en développant des outils tels que des banques de stages alimentées par les retours d’expérience, le réseau des alumni et (ou) l’organisation de rencontres étudiants-entreprises.

Recommandation n° 6 : Inviter les universités à évaluer régulièrement leurs actions de professionnalisation des parcours de formation afin de remettre en question celles qui seraient inopérantes et de déployer plus largement celles qui ont fait la preuve de leur efficacité. Sur la base de ces auto-évaluations, la DGESIP pourrait diffuser les bonnes pratiques existant dans les établissements afin de faire progresser globalement tout le système.

Recommandation n° 7 : Poursuivre le déploiement de l’approche par compétences des formations universitaires en encourageant et poursuivant la mutualisation des initiatives au sein des établissements et entre eux et en diffusant les bonnes pratiques. La DGESIP pourrait ainsi notamment exploiter avec les établissements les retours d’expériences des appels à projet « Nouveaux Cursus Universitaires » consacrés en tout ou partie à cette approche par compétences, pour permettre à toutes les universités de disposer de l’accompagnement méthodologique nécessaire.

Recommandation n° 8 : Étudier la faisabilité d’une identification plus systématique des parcours professionnels des diplômés pour dépasser certaines limites inhérentes aux enquêtes par questionnaire.

Recommandation n° 9 : Élargir les enquêtes sur le taux d’insertion professionnelle aux diplômés de licence générale.

Recommandation n° 10 : S’appuyer sur les innovations pédagogiques en cours reposant notamment sur la méthodologie du projet professionnel et la logique de compétences, et s’inspirer d’expériences européennes, pour améliorer les conditions d’insertion professionnelle des étudiants de certaines formations de sciences humaines et sociales qui rencontrent des difficultés d’insertion professionnelle persistantes.

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