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En visite dans la cité éducative de Nanterre, Nathalie Elimas déclare que l’EP ne se limite pas aux dédoublements et que la carte "mérite d’être améliorée". Les CLA ne touchent pas au zonage existant (ToutEduc)

13 octobre Version imprimable de cet article Version imprimable

Les cités éducatives fonctionnent tellement bien que le modèle sera dupliqué (N. Elimas)

Territoires éducatifs ruraux, autonomie des réseaux d’éducation prioritaire, "guichet unique" pour les familles... Nathalie Elimas, secrétaire d’Etat en charge de l’éducation prioritaire était ce 12 octobre à Nanterre pour signer "la convention cadre triennale de labellisation de la cité éducative de la Ville de Nanterre (quartier du Parc)" dont le collège Paul Éluard est chef de file.

Les "cités éducatives", ce n’est pas un dispositif mais "une méthode de travail" qui permet de mettre tous les acteurs autour de la table, et qui "fonctionne tellement bien" qu’on en comptera 200 début 2022, contre 80 dans la première vague et 126 actuellement, commente-t-elle. Le modèle est d’ailleurs dupliqué avec les TER (territoires éducatifs ruraux). "C’est la même chose", ajoute Nathalie Elimas qui précise à propos des TER qu’ils sont en cours d’expérimentation dans 10 académies et qu’ "on élargira probablement à la rentrée prochaine".

Elle donne des indications sur les conditions de la réussite des Cités éducatives. Il faut qu’au préalable tous les acteurs aient été identifiés. L’une des dimensions n’est pas suffisamment prise en compte, le monde économique, estime-t-elle. Les cités visent les 0-25 ans et si leur travail porte sur et passe par l’école, elles ont aussi une responsabilité en matière d’insertion professionnelle, une dimension d’ailleurs particulièrement sensible à Nanterre où s’installent actuellement de grandes entreprises, avec leurs besoins en termes de recrutement, mais aussi des possibilités de stages pour les élèves de 3ème.

Autre dimension importante des cités éducatives qu’elle souligne, la co-éducation. "Il faut ramener les familles dans l’école" et voir "comment on peut les aider". Elle rappelle que l’année prochaine, les déclarations d’impôts pré-remplies leur indiqueront si elles sont éligibles aux bourses, ce qui devrait limiter le taux de non-recours. Elle se scandalise de voir qu’une partie des fonds sociaux n’est pas consommée. Elle annoncera jeudi 14 la mise en place dans les établissements, en s’appuyant sur le PIA 4 (programme d’investissements d’avenir), d’un "guichet unique" où les familles pourront trouver réponses à toutes leurs questions.

Après avoir entendu deux enseignantes, de langue et de français, exposer leurs projets "qui existaient déjà mais que la cité éducative vient conforter" et qui recherchent une cohérence dans l’action, de la maternelle à l’université, notamment dans le cadre d’un partenariat avec le théâtre des Amandiers, la secrétaire d’Etat souligne que les relations entre les écoles et les collèges sont faciles, mais parfois "plus compliquées" entre collèges et lycées et entre lycées et établissements d’enseignement supérieur.

Elle y voit la marque des réseaux d’éducation prioritaire. Interrogée par ToutEduc sur le sentiment qu’ont parfois les acteurs de ces réseaux de voir l’action ministérielle limitée aux dédoublements, elle met en avant la somme des actions autres, les cordées de la réussite, les internats d’excellence, la formation continue des enseignants avec les "constellations" des plans mathématiques et français, les formations à la laïcité, les petits-déjeuners gratuits, un budget qui est passé de 1,7 Md€ à 2,2 Mds€.... Elle ajoute que la carte de l’éducation prioritaire date de 2015 et qu’elle "mérite d’être améliorée", c’est pourquoi les CAL (contrats locaux d’accompagnement) ajoutent 3,9 M€ de soutien à des écoles "orphelines", à des collèges ou des lycées qui ne sont pas en éducation prioritaire, "sans toucher au zonage" existant.

Elle ajoute qu’elle a réuni en quatre sessions "tous les pilotes" de l’Education prioritaire, qu’elle a été "très agréablement surprise" de ce qu’elle a entendu. "Ils sont prêts à aller plus loin" en ce qui concerne l’autonomie des établissements, et dans la direction indiquée par le président de la République à Marseille.

Extrait de touteduc.fr du 12.10.21

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