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Des suppressions de postes à la rentrée 2022 dans les collèges, en particulier en éducation prioritaire. C’est suite à l’évolution "de nos outils de répartition des moyens entre académies, pour mieux prendre en compte les critères sociaux », répond le ministère (Le Monde)

16 février

Dans certains établissements scolaires, des budgets qui se réduisent « comme peau de chagrin »
La « dotation horaire globale », répartie chaque année dans les académies, fait l’objet de contestations. Cette année, la « priorité au primaire » se ressent durement dans les collèges, surtout ceux en éducation prioritaire.

[...] Selon le SNES-FSU, majoritaire dans le second degré, des « mobilisations » seraient en cours dans une soixantaine d’établissements du secondaire, en majorité des collèges. Dans l’enseignement primaire, quelques écoles par département sont « en lutte » contre des fermetures de classes. Des rassemblements sont parfois prévus cette semaine, notamment dans les académies de Créteil et de Versailles, à l’initiative d’enseignants et de parents.

[... La question mérite en effet d’être posée. Sans se lancer dans une « refonte » de l’éducation prioritaire – dont il a cependant été question au cours du quinquennat –, l’éducation nationale a modifié ses critères de répartition des moyens, alors que les « effets de seuil » de la carte des REP et REP+ sont régulièrement soulignés : 70 % des élèves défavorisés sont scolarisés dans des établissements non prioritaires. « Nous avons fait évoluer nos outils de répartition des moyens entre académies, pour mieux prendre en compte les critères sociaux », défend le ministère. « L’indice de positionnement social [IPS] moyen des établissements, ainsi que leurs taux de boursiers pèsent plus lourdement dans la répartition des budgets. » Ce sont les académies qui décident, ensuite, de la répartition des masses entre établissements – sans « fléchage » national, insiste-t-on. Mais Paris met à leur disposition ce « modèle » qui survalorise l’IPS moyen et le taux de boursiers.

Faut-il en déduire un phénomène de lissage forcément défavorable à l’éducation prioritaire, elle qui est surdotée par définition ? Le ministère insiste, au contraire, sur le fait que les écarts restent fortement marqués en faveur de l’éducation prioritaire. Dans les collèges, au niveau national, le nombre moyen d’élèves par classe est de 26,1. En REP, il descend à 23,3, et jusqu’à 22,6 en REP+. D’autres dispositifs, comme par exemple les « devoirs faits », sont également fléchés vers l’éducation prioritaire, ainsi que la pondération des heures qui dégage du « temps de concertation » aux enseignants des réseaux REP+.

Extrait de lemonde.fr du 16.02.22

 

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