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Le débat de la présidentielle vu par la presse : Le Monde (2 articles), Les Echos, La Croix, Ouest-France

22 avril

Les programmes divergents de Macron et Le Pen sur l’éducation : « On a d’un côté l’école de la start-up nation, de l’autre celle des “Choristes” »
Bien que l’on retrouve dans les programmes des deux adversaires au second tour de l’élection présidentielle la référence aux « fondamentaux » ou la revalorisation des salaires des enseignants, le président candidat mise sur l’« école du futur », quand sa rivale d’extrême droite se réfère à celle d’antan.

[...] Lors des campagnes présidentielles, l’éducation fait partie des figures imposées, réalisées avec plus ou moins d’allant. Ce sont une douzaine de préconisations sur l’école qu’a versées au débat Emmanuel Macron ; Marine Le Pen en a décliné une vingtaine.

[...] Toujours au chapitre des moyens, ceux à octroyer au bénéfice des élèves les plus en difficulté ont fait l’objet de précisions. Promesse-phare de la campagne de 2017, les « classes à 12 » ont été réservées, sous ce quinquennat, aux élèves de grande section, de CP et de CE1 en éducation prioritaire. Soit 340 000 enfants, à ce stade. Une extension du dispositif serait engagée, en cas de réélection de M. Macron, aux « classes charnières » de 6e et de 2de, a-t-il précisé.

Marine Le Pen s’est, elle, engagée à un dédoublement des classes de grande section et de CP, sans les réserver à l’éducation prioritaire. Elle les plafonnerait à 20 élèves au primaire, à 30 au collège. « Ces dédoublements, vous ne pouvez pas les faire en France entière », a assuré le candidat de LRM.

[...] Mercredi 20 avril, lors du débat télévisé face à Mme Le Pen, M. Macron a fait un pas de côté : il s’est engagé à une « revalorisation inconditionnelle » de la profession et à ce qu’il n’y ait « plus de démarrage de carrière en dessous de 2 000 euros ». Mais il n’a pas renoncé à sa logique initiale : les enseignants qui feront « plus » seront augmentés « plus ».

« Nouveau pacte » : l’expression se veut porteuse de changement. Elle s’inscrit pourtant dans la continuité du quinquennat qui se finit. Il y a eu le « professeur du XXIe siècle » dont le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, a tenté d’esquisser les contours en 2021, lors d’un Grenelle de l’éducation perturbé par la crise sanitaire. Il y a aussi eu l’« école du futur » inaugurée à Marseille, par Emmanuel Macron lui-même, en septembre 2021, avec l’objectif d’inciter les équipes volontaires (elles sont une cinquantaine) à expérimenter leur propre projet pédagogique, et les directeurs à recruter leurs propres troupes.

[...] L’école que Marine Le Pen veut « restaurer » en appelle à la tradition et à l’autorité. Il est question de « remettre à plat » les méthodes et de porter l’uniforme, d’augmenter les heures de cours, d’accroître les sanctions, de « généraliser » la vidéoprotection… De quoi rebâtir, pour le RN, une véritable « école de France ».

Les mots ont leur importance : unanimement dénoncée par les acteurs de l’école, la « préférence nationale » chère à l’extrême droite infuse dans certaines propositions. Les syndicats soulignent trois d’entre elles : la suppression annoncée des enseignements de langues et cultures d’origine (plus connus sous le sigle ELCO), dont M. Macron a déjà réduit le rayon d’action dans le cadre de la lutte contre le séparatisme islamiste ; l’interdiction des accompagnatrices voilées lors des sorties scolaires ; la fin de « toute forme de discrimination positive », sans plus de précision.

Extrait de lemonde.fr du 22.04.22

 

Débat Macron-Le Pen : les candidats précisent leurs engagements sur l’éducation, sans convaincre les syndicats d’enseignants
Lors du débat de l’entre-deux-tours de la présidentielle, mercredi, les deux finalistes ont promis des moyens supplémentaires en direction des professeurs, des élèves et des étudiants.

Toujours au chapitre des moyens, ceux à octroyer au bénéfice des élèves les plus en difficulté ont fait l’objet de précisions. Promesse-phare de la campagne de 2017, les « classes à 12 » ont été réservées, sous ce quinquennat, aux élèves de grande section, de CP et de CE1 en éducation prioritaire. Soit 340 000 enfants, à ce stade. Une extension du dispositif serait engagée, en cas de réélection de M. Macron, aux « classes charnières » de 6e et de 2de, a-t-il précisé.

Marine Le Pen s’est, elle, engagée à un dédoublement des classes de grande section et de CP, sans les réserver à l’éducation prioritaire. Elle les plafonnerait à 20 élèves au primaire, à 30 au collège. « Ces dédoublements, vous ne pouvez pas les faire en France entière », a assuré le candidat de LRM.

Un débat « resté très en surface »
Qu’en pense la communauté éducative ? « Le débat est resté très en surface, commente Stéphane Crochet, du syndicat SE-UNSA. Emmanuel Macron a évité les provocations envers le monde enseignant, mais n’aura sûrement pas rassuré. » Des réserves s’expriment aussi au SNES-FSU : « On aurait pu attendre des choses plus précises sur les salaires, les moyens, la reconstruction du collège, du lycée », réagit Sophie Vénétitay, sa porte-parole.

Extrait de lemonde.fr du 21.04.22

 

Présidentielle : Emmanuel Macron s’engage à augmenter tous les enseignants
Lors du débat avec Marine Le Pen, mercredi soir, le président sortant a promis de revaloriser tous les enseignants de 10 %, sans contrepartie, pour arriver à un salaire minimum de 2.000 euros, s’il est réélu. La hausse pourrait atteindre 20 % pour ceux qui s’engagent à faire plus.

[...] Les enseignants avaient retenu du programme d’Emmanuel Macron qu’il faudrait travailler plus pour gagner plus . Finalement, une partie de la hausse des rémunérations se ferait sans contrepartie, a annoncé mercredi soir le président-candidat, lors du débat face à Marine Le Pen .

« De manière inconditionnelle, il y aura une revalorisation d’environ 10 % des salaires des enseignants et il n’y aura plus de démarrage de carrière sous 2.000 euros par mois, a annoncé Emmanuel Macron. Donc je veux dire ici très clairement que ce n’est conditionné à absolument rien. »

La logique d’un « pacte »
Le candidat maintient toutefois sa logique d’un « pacte » enseignant, qui consisterait à augmenter davantage ceux qui s’engagent à faire plus. « On va tous les revaloriser comme on a commencé de le faire , mais on revalorisera très substantiellement, jusqu’à 20 %, celles et ceux qui vont sur les méthodes les plus innovantes en permettant plus de liberté, sur le terrain, à nos professeurs », a-t-il précisé.

Cette logique du pacte, qui conduirait à un droit d’option pour les enseignants en place, s’imposerait, en revanche, à tous les nouveaux professeurs à partir de 2023, a toujours indiqué l’équipe de campagne du candidat.

Extrait de lesechos.fr du 21.04.22

 

Présidentielle 2022 : l’éducation, le duel des programmes entre Macron et Le Pen
Analyse Alors que la candidate d’extrême droite promet une reprise en main de l’école en agissant sur le climat scolaire et sur la façon dont les enseignants exercent leur métier, le président sortant veut expérimenter davantage d’autonomie pour les établissements et rapprocher l’école de l’entreprise.

Marine Le Pen, un programme éducatif sous le signe de l’autorité
« Le métier d’enseignant, c’est aussi faire respecter l’autorité. » Cette phrase, prononcée fin mars par Marine Le Pen dans une interview à La Croix, résume l’orientation donnée par la candidate RN à son programme éducatif. Décidée à en finir avec la culture du « pas de vagues », la candidate RN veut « sanctuariser » les établissements scolaires, avec des « sanctions planchers qui devront être appliquées lors des conseils de discipline sous peine de sanctions contre l’encadrement des établissements ». La vidéoprotection sera « généralisée » dans le secondaire, promet-elle, tandis que les parents des élèves absentéistes ou fauteurs de troubles se verront privés d’allocations familiales.

« Marine Le Pen privilégie une approche [...]

Il reste 90% de l’article à lire.

Extrait de la-croix.com du 21.04.22

 

Débat Macron – Le Pen. Ce qu’il faut retenir du face-à-face entre les deux candidats

[...] es points d’accord sur l’éducation
S’ils ne sont pas en phase sur toutes leurs propositions sur l’éducation, les deux candidats s’accordent sur plusieurs choses. Notamment la revalorisation des salaires des enseignants. La candidate d’extrême droite promet une augmentation de 3 % par an, Emmanuel Macron veut lui atteindre « les 10 % » en début de carrière.

Par ailleurs, le président sortant et Marine Le Pen sont tous les deux favorables à un renforcement des fondamentaux à l’école. Lui en réintégrant les mathématiques jusqu’au baccalauréat ou encore en intégrant 30 minutes de sport par jour. Elle en voulant revenir aux filières littéraire, scientifique et économique au lycée.

La candidate du RN a affirmé vouloir faire « de la jeunesse la priorité du quinquennat ». Elle a rappelé quelques mesures de son programme : augmenter le revenu des apprentis ou encore revaloriser le baccalauréat. Marine Le Pen a également voulu mettre sur la table le sujet de « la sécurité à l’école. Il faut être beaucoup plus sévère et il faut arrêter de la mettre la poussière sous le tapis ». Sur ce point, Emmanuel Macron n’a pas répondu. Il a cependant déroulé plusieurs points de son programme : « Mettre les moyens sur les classes de 6e et de seconde qui sont les classes charnières, commencer à parler d’orientation dès la 5e », ou encore réformer le lycée professionnel et l’université. Il a rappelé son ambition de vouloir fixer de « grands objectifs nationalement » qui seront déclinés « ensuite localement, comme pour les questions de santé ».

Extrait de ouest-france.fr du 21.04.22

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