> PÉDAGOGIE(S), DISCIPLINES, ACTIONS LOCALES (en EP) > DISCIPLINES (doc. généraux) > Une thèse ethnographique sur le travail collectif interdegrés en éducation (...)

Voir à gauche les mots-clés liés à cet article

Une thèse ethnographique sur le travail collectif interdegrés en éducation prioritaire, Lyon 2, 2021 (Archives ouvertes)

23 septembre

La dynamique coordination – coopération dans le travail enseignant : Une ethnographie du travail collectif inter-degrés en éducation prioritaire

Auteur(s) : LECOMTE Chloé
Date de soutenance : 2021
Thèse délivrée par : Université Lumière-Lyon 2

Sous la direction de : Françoise LANTHEAUME

Cette thèse analyse les effets du travail collectif des enseignants des écoles et du collège sur le développement de leurs pratiques professionnelles communes. Levier d’action historique de la réduction de l’échec scolaire dans les réseaux d’éducation prioritaire, le travail collectif inter-degrés se trouve renforcé en 2014 par la politique de Refondation de l’éducation prioritaire. Celle-ci prescrit aux enseignants du nouveau cycle 3 (CM1 - CM2 - 6e) des dispositifs variés de travail collectif qui visent au rapprochement et à l’évolution de leurs pratiques pédagogiques, dans l’objectif d’améliorer la réussite des élèves. La thèse questionne le lien entre la réalisation du travail collectif prescrit et le développement de façons de travailler partagées par les enseignants du cycle 3. Elle appréhende ce rapport sous l’angle d’une dynamique entre coordination et coopération, en articulant la sociologie pragmatique de l’action et l’approche du travail par l’analyse de l’activité. Il s’agit non seulement de mettre en évidence les conditions à la production de normes collectives, mais aussi d’identifier les ressources dans l’environnement de travail permettant aux enseignants de réaliser ce travail collectif prescrit.
L’enquête ethnographique (observations / entretiens), réalisée dans deux réseaux d’éducation prioritaire, suit le travail d’enseignants des écoles et du collège, de pilotes et de coordonnateurs au sein de dispositifs de travail collectif inter-degrés. La thèse met en évidence le rôle déterminant de l’organisation du travail et des politiques publiques dans le développement des façons de travailler des enseignants ainsi que dans la réussite d’une action collective coordonnée au sein de dispositifs. Elle identifie par ailleurs les conditions à la constitution d’un collectif de travail enseignant.

Extrait de archives-ouvertes.fr

La thèse (484 pages)

Répondre à cet article