> V- ACTEURS (la plupart en EP) > Parents > Parents (Etudes) > Mères des quartiers populaires : des intermédiaires sur le fil (The (...)

Voir à gauche les mots-clés liés à cet article

Mères des quartiers populaires : des intermédiaires sur le fil (The Conversation)

3 août 2023

Mères des quartiers populaires : des intermédiaires sur le fil

Auteur
Alice Daquin
Doctorante en socio-anthropologie urbaine et politique, Graduate Institute – Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID)

« Vous avez des femmes qui depuis des décennies agissent dans les quartiers pour apporter du calme, de la sérénité, calmer les jeunes, et pour donner des perspectives positives pour occuper cet espace public. »

Cette déclaration de Nadia Hai alors ministre chargée de la ville, remonte à février 2021.

Elle venait présenter sur un plateau de télévision le programme « Gilets roses » du gouvernement, destiné à soutenir des collectifs de femmes engagées dans la médiation au sein des quartiers. Un bien bel exemple de la figure de la « mère-tampon » dénoncée par la militante Fatima Ouassak.

Cette conception des mères comme relais sécuritaires s’inscrit dans une histoire longue du rapport entre l’État et les quartiers populaires qu’il s’agit de « reconquérir », selon le langage gouvernemental. Tantôt perçues comme des victimes à sauver, des complices à réprimer ou des intermédiaires à soutenir, les mères des quartiers populaires sont l’objet de nombreux fantasmes. Qu’en est-il en réalité sur le terrain, au plus près de ces femmes qui habitent les quartiers populaires ?

[...] Au cours de presque un an de terrain, je me suis rapprochée de femmes entre 40 et 60 ans, d’origines maghrébines (dont une partie étant née en France), avec ou sans enfants, et qui occupaient dans la cité une place respectable de « mamans de quartier ». Cette place se situe au croisement d’un rôle communautaire de care (« soin ») visibilisé notamment lors des confinements liés au Covid-19, et d’un rôle d’interlocutrice privilégiée des agents publics et associatifs qui se reposent sur ces « mamans » pour atteindre les familles.

Ce que la guerre contre la drogue fait à la vie dans les cités [...]

Extrait de theconversation.com du 31.07.23

Répondre à cet article