> PÉDAGOGIE(S), DISCIPLINES, ACTIONS LOCALES > DISCIPLINES (doc. généraux) > Disciplines : MATHS et SCIENCES (doc. généraux) > Mathématiques et Sciences (Etudes, Dossiers et Guides) > L’enseignement intégré de science et de technologie (Eist), expérimenté (...)

Voir à gauche les mots-clés liés à cet article

L’enseignement intégré de science et de technologie (Eist), expérimenté prioritairement en Eclair à partir de 2011, est contesté par une étude allemande (Le Café)

24 mars Version imprimable de cet article Version imprimable

L’enseignement intégré des sciences est moins efficace
"L’enseignement intégré de science et technologie (EIST) en sixième et cinquième favorise le décloisonnement entre disciplines. Il offre aussi un cadre propice à la mise en œuvre de la démarche d’investigation, caractéristique des pratiques scientifiques et technologiques", écrit Eduscol. On savait, depuis Pisa et aussi une évaluation des démarches de La main à l a pâte que la démarche d’investigation ne donne pas les résultats attendus. Une nouvelle étude allemande démontre que l’EIST donne de moins bons résultats qu’un enseignement fragmenté des sciences.

De mauvais résultats en France

En France l’enseignement des sciences pose problème. L’enquête internationale Timss 2019 classe la France au dernier rang des pays développés et en dessous de la moyenne internationale pour le niveau en sciences en 4ème.

Une nouvelle étude alemande

C’est justement en se basant sur cette enquête Timss que Pietro Sancassani (IFO Institute Munich) arrive à une conclusion négative pour l’EIST. Il a croisé les résultats des élèves dans Timss 2019 aux caractéristiques des enseignants pour les différentes disciplines enseignées en4ème (physique-chimie, SVT). Selon lui "la spécialisation des enseignants a un effet positif et significatif sur les résultats en science. Cet effet est d’autant plus notable que l’étude ne trouve pas d’effet se l’expérience de l’enseignant ou de son niveau de diplôme sur les résultats des élèves.

Qui contredit les orientations françaises

La conclusion de l’étude prend à contre pied les orientations données en France depuis des années pour l’enseignement des sciences au collège. Timss a déjà montré le peu d’intérêt de la démarche d’investigation. Pisa 2015 l’avait d’ailleurs déjà fait. L’enseignement intégré a pu sembler plus à même d’améliorer le niveau en sciences. Mais ce n’est pas ce que le niveau des jeunes français dans Timss nous dit. Cette nouvelle étude semble confirmer que nous faisons fausse route.

François Jarraud

L’étude de P Sancassani

L’enseignement intégré (Eduscol, nov. 2020)

Les résultats de Timss

Ce que Pisa nous apprend pour améliorer l’enseignement en sciences

Extrait de cafepedagogique.net du 23.03.21

 

Voir les articler suivants, classés par ordre chronologique (les plus récents en tête)
L’EIST (Enseignement intégré de Science et Technologie), expérimenté en ZEP en 2011, continue à être recommandé dans les collèges en ECLAIR (Revue de l’académie de Nancy-Metz, février 2014)
Un séminaire national au CNAM à Paris les 14 et 15 mai 2014

Un numéro de Spirale (revue de recherche de l’université de Lille 3) sur l’enseignement intégré de science et de technologie (EIST), dont l’expérimentation avait été recommandée dans les collèges ECLAIR

Publication par la DEPP en mars 2012 d’une étude sur l’EIST datant de 2009. Les collèges en éducation prioritaire étaient surreprésentés dans le dispositif. Le rapport de l’IGEN publié en juin 2012

Circulaire (BO du 10.03.11) : les collèges en Clair et ceux "en RAR qui ont vocation à entrer en Clair" s’engageront dans l’enseignement intégré de science et technologie (EIST), qui concernera "à terme" 400 collèges

Répondre à cet article