> MATERNELLE, LYCEE, ENSEIGN. PROFESS. , APPRENTISSAGE > MATERNELLE et PETITE ENFANCE > Crèches et autres modes de garde > Petite enfance, familles, Atsem et nounous... (un dossier de The (...)

Voir à gauche les mots-clés liés à cet article

Petite enfance, familles, Atsem et nounous... (un dossier de The Conversation)

7 septembre 2021

Les bonnes fées de la petite enfance

Aussitôt que l’on parle d’éducation, ce sont les figures des parents et des enseignants qui surgissent dans le débat, ce qui est bien normal, vu leurs places centrales auprès des plus jeunes. Mais, comme le dit un célèbre proverbe africain,« il faut tout un village pour élever un enfant » et, sur le chemin de la socialisation et des apprentissages, un vaste réseau de solidarités se tisse autour de chaque famille, entre grands-parents nounous, éducatrices de crèche ou animateurs de centres aérés, baby-sitters d’un jour ou assistantes maternelles à l’année.

Alors que de nouvelles structures d’accueil se développent dans le paysage de la petite enfance, Catherine Bouve (Université Sorbonne Paris-Nord) s’interroge sur la marge de manœuvre que cela offre aux familles pour s’organiser au quotidien et rappelle à quel point les inégalités sociales et territoriales pèsent toujours sur les mères.

Le début de la scolarité obligatoire à 3 ans fait entrer de nouveaux interlocuteurs dans le cercle des enfants, et Fabienne Montmasson-Michel (Université de Poitiers) nous explique qui sont les Atsem, autrefois appelées « femmes de service », qui épaulent les professeurs des écoles maternelles, et dont le travail reste encore trop méconnu.

La fiction nous en dit beaucoup aussi sur la place accordée par la société à ces différents acteurs de l’enfance. Ainsi, depuis le mythique Mary Poppins, sorti en 1964, les nurses et autres baby-sitters sont souvent à l’honneur chez Disney. Et à travers leur évolution dans ces productions, c’est toute l’aventure de la relation entre les petits et celles et ceux qui les gardent que nous voyons se déployer, comme le raconte Christian Chelebourg (Université de Lorraine).

Enfin, Alizée Delpierre (Sciences Po) rappelle comment la figure de la « nounou » reste figée dans les représentations collectives, minée par la précarité et une tension de classe qui peut s’accompagner des pires stéréotypes racistes.
Cette newsletter a été préparée avec les rubriques culture, éducation et société.
Bonne lecture !

Aurélie Djavadi
Cheffe de rubrique Education

Répondre à cet article