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Devant le Sénat, J.-M. Blanquer défend les dédoublements et estime qu’ils sont plus efficaces que les "plus de maîtres que de classes" qui subsistent (ToutEduc)

5 novembre 2021

Dédoublements, situation des enseignants, école inclusive, lycée..., Jean-Michel Blanquer défend son bilan et son budget au Sénat

Jean-Michel Blanquer a défendu, hier 3 novembre en "audition plénière" au Sénat, le PLF 2022 pour l’Enseignement scolaire. Il a donné à cette occasion des informations ou commenté la situation dans un certain nombre de domaines, notamment les dédoublements, les enseignants, leur recrutement et leur formation continue, l’accompagnement des élèves en situation de handicap, la réforme du lycée et du baccalauréat.

Dédoublements. Le ministre estime que "nous avons atteint un ’graal éducatif’ dans certains endroits". Le ministre cite en exemple les 18ème et 19ème arrondissements de Paris, dont les écoles auraient atteint le niveau des écoles du 7ème arrondissement parisien (sans citer ses sources). Au budget 2022, sont prévus 402 postes supplémentaires pour les dédoublements de "grandes sections" en REP+ et 887 en REP. A noter également que près d’un millier de postes sont prévus par la limitation à 24 élèves par classe de CP et CE1 (736 pour les écoles publiques, 147 pour le privé).

Il reconnaît que le dispositif "Plus de maîtres que de classes" a subi une diminution, mais nie qu’il ait été supprimé, il voit d’ailleurs les classes où, au lieu d’un dédoublement, un co-enseignement a été mis en place, ce qu’il assimile à une forme de "plus de maîtres que de classes", mais, d’après "les enquêtes que nous avons actuellement" (enquêtes non publiées, ndlr), les dédoublements seraient plus efficaces.

Les enseignants. Interrogé sur les démissions d’enseignants, Jean-Michel Blanquer indique qu’il y en a eu l’an dernier 937 dans le 1er degré (on en comptait en 2017-2018, 853 dans le 1er degré, 564 dans le 2nd degré, en 2008-2009, 186 dans le 1er degré et 178 dans le 2nd degré, ndlr). S’y ajoutent les ruptures conventionnelles que le ministre met à part, considérant qu’elles s’inscrivent dans un parcours normal vers une seconde carrière. A l’inverse, dit-il, l’Education nationale doit mieux accueillir les secondes carrières et donc "améliorer la reconnaissance des expériences acquises" au cours d’une première carrière hors enseignement.

Il ajoute que le nombre des AED qui se destinent à l’enseignement augmente, 1181 en 2019 auxquels se sont ajoutés 1 884 recrutements en 2020 et 3 000 en 2021, ce qui fait qu’on compte aujourd’hui 6 069 AED en prérecruement d’enseignants.

Sur la formation continue, Jean-Michel Blanquer signale la création d’"écoles académiques de formation continue". Il ajoute que plusieurs milliers d’enseignants ont bénéficié des formations à distance proposées par Canopé. Quant aux formations en mathématiques par "constellations", elles "semblent donner satisfaction“.

Sur les heures supplémentaires destinées à compenser la diminution du nombre de postes dans le 2nd degré, le ministre admet qu’elles ne sont "pas toutes consommées", mais assure que cela n’a pas entraîné de "dégradation des taux d’encadrement".

Ecole inclusive. Interrogé sur le fonctionnement des PIAL et sur la formation des AESH (accompagnant.e.s des élèves en situation de handicap), le ministre reconnaît que "c’est vrai que c’est hétérogène" ou que "c’est mieux dans certains cas que d’autres", mais il fait valoir que le système est "bien meilleur qu’auparavant". Il fait également valoir que la difficulté d’offrir des pleins temps aux AESH est d’ordre juridique, le temps de cantine (et donc les temps d’accompagnement correspondants) étant géré par la collectivité. "Il faudra y porter remède dans les temps à venir."

Le ministre évoque l’augmentation continue du nombre des enfants bénéficiant d’une notification MDPH, 100 000 en 5 ans, et s’inquiète d’une possible dérive, la difficulté sociale étant traitée comme un handicap (il cite entre autres exemples, la fourniture de lunettes ou une prise en charge par un.e orthophoniste). Il faudrait aussi "nous interroger sur le travail entre l’Education nationale et les MDPH".

Le lycée et le baccalauréat. Interrogé sur le taux de réussite au baccalauréat cette année et sur le poids du contrôle continu, le ministre invite à "ne pas confondre" les résultats obtenus "au titre du COVID" et "au titre de la réforme" qui s’accompagne d’un réhaussement des exigences. Il se félicite de voir les enseignants mener une réflexion sur la notation et sur "l’objectivation du contrôle continu". Sur la réforme elle-même, il fait état d’enquêtes (non publiées, ndlr) qui marquent "un taux de satisfaction majoritaire" chez les lycéens. Il ajoute que la moitié environ d’entre eux a choisi des enseignements de spécialité qui ne reconstituent pas les anciennes filières et leur "vraie fausse hiérarchie".

Enseignement agricole. "L’hémorragie a stoppé", indique le ministre en réponse à une question sur les effectifs de l’enseignement agricole. Jean-Michel Blanquer y voit un effet de la convention qu’il a signée avec le ministère de l’Agriculture, et de l’information qui est donnée aux collégiens sur les possibilités qui leur sont offertes dans ces établissements.

EPS. Des consignes ont été données pour que soit respecté "le temps scolaire" prévu, dans le 1er degré, pour le sport scolaire.

La vidéo ici

Extrait de touteduc.fr du 04.11.21

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