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Najat Vallaud-Belkacem juge le bilan Blanquer : " Le dédoublement de classes, positif en soi, s’est fait au prix du sacrifice du "plus de maitres que de classes" (Le Jdd)

10 janvier Version imprimable de cet article Version imprimable

N. Vallaud Belkacem : Blanquer, un ministre isolé et impuissant
" Le dédoublement de classes, positif en soi, s’est fait au prix du sacrifice du "plus de maitres que de classes". L’abandon de la réforme des rythmes scolaires que tous les spécialistes savaient indispensable a dégradé les conditions d’apprentissage des élèves en primaire. Rien n’a été fait sur la mixité scolaire, le collège et le lycée sont restés en friche. Rarement un ministre sera resté aussi longtemps en poste pour un bilan politique aussi faible", déclare N Vallaud Belkacem dans le Journal du Dimanche. " Jean-Michel Blanquer... s’est révélé être un ministre isolé et impuissant, qui préfère les symboles et les polémiques politiciennes plutôt que traiter les véritables enjeux éducatifs. Il a fait ce qu’il aurait fait sous un quinquennat de François Fillon, soit le prolongement de ce qu’il faisait déjà sous Nicolas Sarkozy". Pour elle, " le débat est pris en otage par la droite et l’extrême-droite, et que leurs propositions sur ce sujet n’en sont pas. Ce sont les mêmes sempiternelles déplorations idéologiques destinées à servir leur vision fantasmée du pays, et tout le monde semble s’en contenter lorsqu’on ne verse pas dans les polémiques sur le wokisme ou le pédagogisme.... C’est tragique. Il faut reprendre sérieusement le travail sur les conditions d’apprentissage des fondamentaux, lecture et mathématiques, dans lesquels la France est mal classée. Sur les inégalités scolaires persistantes, sur l’absence de mixité au collège, sur la formation des enseignants tout au long de la vie et leur meilleure reconnaissance, sur la filière professionnelle qui joue un rôle clé dans la démocratisation scolaire".

Dans le JDD

Extrait de cafepedagogique.net du 07.01.22

 

Najat Vallaud-Belkacem évoque le faible bilan d’un ministre de l’Education “isolé et impuissant“ (JDD)

Najat Vallaud-Belkacem n’a pas "d’opposition de principe" aux nouvelles règles du protocole sanitaire à l’école, dit-elle ce 6 janvier dans une interview à notre confrère du Journal du dimanche. Mais l’ancienne ministre de l’Education nationale ajoute que le problème "comme à tant d’autres occasions, c’est la bonne application de ces règles", que "rien n’a été préparé, anticipé, concerté, ni dans l’école, ni hors de l’école" et que ces règles sont "théoriques, insuffisantes", d’autant que les personnels n’ont pas reçu "de matériel de protection adapté", qu’il n’y a pas eu "de campagne spécifique de tests PCR, pas de capteurs de CO2, pas de purificateurs d’air, ou beaucoup trop peu". L’ex-ministre estime surtout que "nous devrions déjà être dans l’élaboration d’une politique de réparation" des conséquences "pédagogiques, psychologiques et sociales" de la crise sanitaire.

Interrogée sur le bilan du quinquennat, elle évoque "un ministre isolé et impuissant", qui "préfère les symboles et les polémiques politiciennes plutôt que traiter les véritables enjeux éducatifs". Elle ne dénonce pas "le dédoublement de classes, positif en soi", mais le sacrifice du "plus de maitres que de classes", l’abandon de la réforme des rythmes scolaires" ou encore l’absence de travail sur la mixité scolaire. Pour elle, Emmanuel Macron a laissé "carte blanche à Jean-Michel Blanquer qui "a fait ce qu’il aurait fait sous un quinquennat de François Fillon, soit le prolongement de ce qu’il faisait déjà sous Nicolas Sarkozy" : "Je m’étonne toujours que des femmes et des hommes venues de la gauche aient laissé faire.

Elle estime par ailleurs que le débat sur l’école "est pris en otage par la droite et l’extrême-droite", par "les "sempiternelles déplorations idéologiques destinées à servir leur vision fantasmée du pays". Elle appelle à "reprendre sérieusement le travail sur les conditions d’apprentissage des fondamentaux, lecture et mathématiques", sur "les inégalités scolaires persistantes, sur l’absence de mixité au collège, sur la formation des enseignants tout au long de la vie et leur meilleure reconnaissance, sur la filière professionnelle".

L’interview de Najat Vallaud-Belkacem ici

Extrait de touteduc.fr du 06.01.22

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