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Le 12e Trophée d’impro à la Comédie française : entretien entre Jamel Debbouze et l’entrepreneur Marc Ladreit-de-Lacharriere (Fondation Culture et Diversité) (Le Jdd)

20 juin

Jamel Debbouze et Marc Ladreit de Lacharrière racontent leur amitié et leur action pour les jeunes de banlieue
L’humoriste Jamel Debbouze et le milliardaire Marc Ladreit de Lacharrière organisent le «  Trophée de l’impro  », dont la finale aura lieu à la Comédie-Française vendredi. Complices, ils décrivent leur action pour les jeunes de banlieue et la culture, leur goût partagé pour le foot et la joie de vivre.

Ils chahutent comme deux gamins. «  Quel privilège de faire attendre un milliardaire !  », rigole Jamel Debbouze en débarquant dans la salle du Théâtre Marigny, l’un de la trentaine d’établissements de l’empire Fimalac de Marc Ladreit de Lacharrière . À 81 ans, cette figure atypique du capitalisme français est aujourd’hui un mécène incontournable de l’industrie culturelle. Le philanthrope a aussi cédé 10 % de sa fortune, estimée à près de 5 milliards d’euros, à une fondation au service des «  moins chanceux  ». Ce jour-là, il sourit en accueillant l’humoriste (47 ans depuis samedi), qui met ses pieds sur un fauteuil pour la photo : «  Ne te gêne pas, on est chez nous !  » Vendredi, c’est sous les ors prestigieux de la Comédie-Française qu’ils seront réunis pour la finale de la douzième édition du Trophée d’impro Culture & ­Diversité. Leur bébé.

Comment vous êtes-vous rencontrés ?
Jamel Debbouze : Il y a une douzaine d’années, Marc m’a suivi dans la rue jusque chez moi. Il est resté caché pendant des jours à guetter ma sortie. Et puis il a pris son courage à deux mains et m’a sauté dessus : «  Viens, j’ai un truc très intéressant à te montrer !  » Et je me suis retrouvé avec lui dans un théâtre. C’était lequel déjà ?
Marc Ladreit de Lacharrière : Le Théâtre du Rond-Point, chez Jean-Michel Ribes.
J.D. : Voilà ! Là, il me dit : «  J’ai une fondation qui s’appelle Culture & Diversité pour aider les jeunes de banlieue.  » Je me suis dit : «  Tiens, c’est un beau nom pour défiscaliser, ça doit encore être un roublard…  » Je me retrouve donc au Rond-Point, où une moitié de la salle était remplie par des gamins du 93 et du 78, l’autre par des patrons du CAC 40, et au milieu se trouvait Jacques Chirac ! Je me suis demandé : «  Mais c’est qui ce mec qui manifestement fait ce qu’il dit ?  »
M.L.L. : Avec Jamel, on s’est tout de suite bien entendus. Dans les médias, on me présente toujours comme un milliardaire, mais jamais comme un entrepreneur qui a commencé modestement en étant surveillant pendant quatre ans dans des collèges difficiles de Seine-Saint-Denis pour payer ses études.

Le plus important, c’est d’utiliser notre réussite pour les autres. C’est ce qu’on fait avec Jamel

Extrait de lejdd.fr du 19.06.22

 

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