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Les deux ans en ZEP au 1er semestre 2004 (7 articles de presse de l’ancien site OZP) #04

1er janvier 2004

JUILLET 2004

Extrait de « Voilà.fr » du 11.07.04 : très peu de 2 – 3 ans en ZEP à Paris
Faible scolarisation à deux ans à Paris : une "honte" selon l’adjoint au maire
La faible scolarisation en maternelle des enfants âgés de moins de trois ans à Paris constitue une "honte" pour la capitale, a déclaré mercredi l’adjoint au maire chargé des questions scolaires, Eric Ferrand, lors d’une conférence de presse.
"A Paris, il n’y a que 4% des enfants, soit 500 environ, âgés entre 2 ans et demi et 3 ans, qui fréquentent l’école, alors que la moyenne nationale est de 35%" a-t-il dit. "C’est une honte, notamment pour les quartiers sensibles, les ZEP et les REP" où la scolarisation précoce des enfants a un caractère globalement bénéfique pour le développement de l’enfant et sa scolarité future, a-t-il ajouté. "J’entend mener la bataille avec l’académie, car les besoins sont au moins six fois plus élevés" a-t-il dit, en les estimant à "au moins 3.000".
M. Ferrand a par ailleurs signalé que les résultats d’un audit sur la scolarisation des handicapés à Paris seraient annoncés "à l’automne". Depuis plusieurs mois, la scolarisation des tout petits est devenue un débat national, notamment dans le cadre de la préparation de la future loi d’orientation sur l’école

Extrait de « Nous-Vous-Ils » du 08.07.04 : les 2 ans dans les ZEP de Paris
Faible scolarisation à deux ans à Paris : une "honte" selon l’adjoint au maire
La faible scolarisation en maternelle des enfants âgés de moins de trois ans à Paris constitue une "honte" pour la capitale, a déclaré mercredi l’adjoint au maire chargé des questions scolaires, Éric Ferrand, lors d’une conférence de presse.
"A Paris, il n’y a que 4 % des enfants, soit 500 environ, âgés entre 2 ans et demi et 3 ans, qui fréquentent l’école, alors que la moyenne nationale est de 35 %" a-t-il dit. "C’est une honte, notamment pour les quartiers sensibles, les ZEP et les REP" où la scolarisation précoce des enfants a un caractère globalement bénéfique pour le développement de l’enfant et sa scolarité future, a-t-il ajouté. "J’entends mener la bataille avec l’académie, car les besoins sont au moins six fois plus élevés" a-t-il dit, en les estimant à "au moins 3 000".
M. Ferrand a par ailleurs signalé que les résultats d’un audit sur la scolarisation des handicapés à Paris seraient annoncés "à l’automne".
Depuis plusieurs mois, la scolarisation des tout petits est devenue un débat national, notamment dans le cadre de la préparation de la future loi d’orientation sur l’école.

JUIN 2004

Extrait du « Parisien » du 30.06.04 : les « 2 ans » en ZEP, dans le 93
26 classes supplémentaires en maternelle et primaire
Alors que les vacances débutent aujourd’hui, l’inspection académique procède aux derniers ajustements de la carte scolaire de la Seine-Saint-Denis en vue de la rentrée 2004/2005. Les 789 écoles maternelles et primaires du département devraient compter 26 classes de plus le 2 septembre.
Plus d’élèves
Entre les ouvertures, fermetures, annulations de fermetures et autres ouvertures conditionnelles, ce sont pas moins de 90 mesures qui ont été prises par l’inspection académique pour les seuls établissements du 1er degré. De mémoire d’inspecteur, c’est « l’ajustement le plus important de ces trois dernières années ». En cause, les fortes fluctuations de populations dans le département, liées notamment au développement de l’investissement locatif dans des villes comme Les Lilas, Bobigny, Aubervilliers ou La Courneuve.
Les maternelles en première ligne.
A l’augmentation démographique locale, s’ajoute également le boom des bébés de l’an 2000 qui frappe de plein fouet les écoles maternelles. Quinze nouvelles classes seront ouvertes et douze sections menacées seront finalement maintenues. « Nous voulions être plus rigoureux sur la scolarisation en maternelle. A partir de 2 ans et 9 mois, les enfants doivent pouvoir être scolarisés en maternelle. Dans les ZEP, l’accueil des petits de deux ans est maintenu mais pas au détriment des plus âgés », explique Jean-Charles Ringard, l’inspecteur d’académie.
Pas d’absence non motivée le jour J.
« Tous les élèves seront recensés les 2 et 3 septembre, les absents non excusés ne seront pas comptabilisés dans les effectifs », avertit le représentant de l’Education nationale dans le département. Ce dernier entend ainsi lutter contre un phénomène jugé « considérable » dans le 93 : un certain nombre d’élèves reviennent parfois plus d’une semaine après la rentrée.
La fin des rentrées échelonnées.
Mettant en cause le bien-fondé des arrivées échelonnées des élèves, l’inspecteur préconise un retour en classe « de tous les élèves au plus tard le 3 septembre ».
37 classes toujours en sursis.
Le comptage effectué à la rentrée par les inspecteurs de circonscription pourra donner lieu à de nouveaux aménagements, visibles sur le terrain dès le 9 septembre. C’est pourquoi 37 classes sont encore sous le coup d’une ouverture conditionnelle.
Marjorie Corcier

Extrait du « Parisien » du 12.06.04 : le Val-d’Oise et les 2 – 3 ans en ZEP.
55 classes en suspens pour la rentrée prochaine
Pour la rentrée de septembre, une trentaine de fermetures de classes et presque autant d’ouvertures sont prévues dans le Val-d’Oise. Le sort de 55 classes n’est pas encore fixé. Une situation qui mécontente le syndicat principal des enseignants.
Les contours de la carte scolaire de la prochaine rentrée en maternelle et primaire dans le Val-d’Oise viennent d’être affinés par l’inspecteur d’académie, Jean-Luc Bénéfice, lors du second comité technique paritaire (CTP) de l’année, le dernier avant la rentrée. Tandis que le sort de 55 classes reste en suspens (soit une de moins que l’an dernier), dans l’attente de confirmation des effectifs à la rentrée, 29,5 ouvertures de classes et 32 fermetures ont été annoncées. Lors du CTP de la mi-janvier, 24 classes avaient déjà été condamnées à la fermeture, tandis que l’ouverture d’une vingtaine était prévue dans les 860 écoles élémentaires que compte le département.
Le problème des élèves de moins de 3 ans
En outre, en janvier, l’inspection académique annonçait une perte de 24 postes d’instituteurs : un moindre mal puisque la baisse attendue de 1 500 élèves aurait dû se traduire par le départ d’une soixantaine d’enseignants d’un point de vue arithmétique. Cette fois, l’inspection académique a d’ores et déjà utilisé trois postes d’enseignants de plus que sa dotation. Privé de ces 24 postes, l’inspecteur d’académie est contraint d’attendre la rentrée, avant de maintenir certaines classes ou d’en créer d’autres. « Des situations qui auraient d’ores et déjà dû être fixées sans attendre septembre », critique Jean-Paul Maurice, chef de fil du Snuipp, le principal syndicat des enseignants du premier degré. Le syndicaliste souligne également la reprise démographique enregistrée dans les secteurs d’Argenteuil – Bezons et Garges – Goussainville, ainsi que l’arrivée d’une population plus aisée, dans la vallée de l’Oise et le secteur de Montmorency. Enfin, Jean-Paul Maurice insiste, comme chaque année, sur la difficulté qui va se poser pour accueillir les enfants de moins de 3 ans en maternelle, en particulier dans les zones défavorisées (ZEP) comme Argenteuil et Bezons.
Daniel Pestel.

Extrait du « Parisien » du 01.06.04 : priorité pour les 2 ans dans le « 94 »
Des moyens renforcés pour la prochaine rentrée.
« Le Conseil municipal (de la ville de Créteil) demande au recteur d’académie et au ministre de doter les lycées de Créteil de moyens suffisants, d’ouvrir des classes dès la rentrée prochaine dans les sections surchargées, de maintenir la classe préparatoire au concours d’entrée dans les écoles d’infirmières, de relever la dotation horaire globale. » Ce vœu, voté à la majorité des élus lors du dernier conseil municipal de Créteil, annoncerait-il une rentrée scolaire 2004-2005 difficile ? A entendre l’inspecteur d’académie, Jean-Pierre Delaubier, les conditions d’accueil seront pourtant encore améliorées à la rentrée prochaine. « Dans le premier degré, on prévoit 500 élèves de plus, l’équivalent de 20 classes. Pour compenser, 32 postes supplémentaires nous ont été accordés.
Dans le second degré, les effectifs devraient au contraire baisser de 780 élèves. Pour compenser, on ne nous enlève que 485 heures, c’est-à-dire qu’il y aura plus d’heures d’enseignement par élève en 2004-2005 que cette année », insiste l’inspecteur d’académie.
Les indicateurs au vert
C’est cette semaine qu’il entamera sa tournée des inspecteurs locaux avant de prendre, vers le 22 juin, ses ultimes décisions pour la rentrée prochaine. « Je prévois d’ouvrir 30 classes à la rentrée, c’est 10 de plus que ce qu’impliquent les 500 élèves que nous accueillerons en plus dans le premier degré », annonce d’ores et déjà Jean-Pierre Delaubier. Au programme de l’année scolaire prochaine pour le Val-de-Marne : « Poursuivre l’amélioration de l’accueil, lancer un nouveau plan sur trois ans pour l’accueil des handicapés, poursuivre l’effort sur l’apprentissage des langues, et particulièrement de l’allemand, élargir la prévention de l’illettrisme et améliorer l’accueil des jeunes enseignants. » Trois grosses restructurations du réseau scolaire sont prévues à la rentrée du fait de l’ouverture de nouvelles écoles : à Saint-Mandé, Vincennes et Saint-Maur.
Les jeunes enseignants qui arriveront sur le département seront, pour 120 d’entre eux, aiguillés vers des « établissements sans difficulté particulière » pour leur permettre d’acquérir de l’expérience dans de bonnes conditions. A côté, 57 personnes de l’Education nationale, contre 42 en 2003, iront en formation. Quant à l’accueil des enfants de 2 ans, demandé par les associations de parents d’élèves, Jean-Pierre Delaubier affirme que « c’est déjà une priorité en ZEP où toutes les places ne sont pas utilisées... »
Dans le second degré, 2004-2005 sera orientée vers l’accueil des handicapés, l’amélioration du soutien aux élèves en difficulté et une meilleure préparation à l’orientation pour les élèves de 4 e et 3 e (en améliorant leur connaissance des métiers et des formations). Une stratégie qui devrait contribuer à la poursuite de « l’amélioration constatée » - selon l’inspecteur d’académie - des indicateurs que sont le bac, le passage en 2 d e , en 6 e et les redoublements.
Daniel Rosenweg.

MAI 2004

Extrait de « Libération » du 05.05.04 : les 2-3 ans à l’école en ZEP seulement
Calcul serré du budget de l’Éducation : pressé d’économiser par Bercy, le ministère va devoir jongler pour ne pas faire de mécontents.
En jargon techno, on parle « d’équation budgétaire ». En français de restrictions. Un mois après son arrivée à l’Éducation nationale, François Fillon s’apprête à livrer un combat qui conditionnera fortement la suite des événements pour son ministère. Trois temps. D’abord racler les fonds de tiroirs pour répondre à la demande de Bercy qui réclame 440 millions d’euros d’économies sur le budget en cours, partagés entre le supérieur et le secondaire. Devraient pâtir les crédits d’équipements, les crédits pédagogiques, mais aussi une foule de dépenses jugées non prioritaires : frais de déplacements (ce qui affecte lourdement les actions de formation, puisqu’on ne peut plus financer le transport des personnels), fournitures diverses et variées, frais de communication... En somme, des économies de timbres-poste, au sens propre.
Carences.
Ensuite, essayer de dégager un peu de mou pour la rentrée. Elle devrait bien se passer, mais au prix d’une diminution sérieuse des capacités de remplacement dans les académies. Les carences risquent de se voir à la première épidémie de grippe ou de gastro. Elles affecteront aussi la formation (qu’un enseignant parte se former, il faut le remplacer).
Enfin, défendre un budget 2005 que les Finances aimeraient, comme chaque année, voir diminuer sérieusement. Les arguments ne changent guère et plaident, du point de vue de Bercy, pour la suppression d’au moins 5 000 postes d’enseignants. Environ 1 500 qui n’apparaîtront pas au budget mais se verront bel et bien sur le terrain : il s’agit des postes que l’Éducation dépense en sus de son budget et qui font l’objet, depuis deux ans, d’un « plan de retour à l’équilibre budgétaire ». Puis environ 3 000 postes pour accompagner la diminution du nombre d’élèves dans les collèges et les lycées ¬ diminution anticipée, cette année, avec la baisse de 30 % en moyenne du nombre de postes ouverts aux concours de recrutement (les lauréats 2004 « entreront » au budget en même temps que devant les élèves, en 2005). Sans parler des réformes structurelles réclamées à l’Éducation comme aux autres ministères ; où l’on brasse des recettes connues mais jamais vraiment éprouvées : limiter la scolarisation des enfants de moins de trois ans aux ZEP, obliger les enseignants à se former en dehors du temps scolaire (pour ne pas avoir à les remplacer devant les élèves pendant ce temps), fermer les sections à faibles effectifs, dans l’enseignement technologique et professionnel notamment.
De l’issue de cette bataille budgétaire, qui se tranchera début juillet au moins autant à l’Élysée qu’à Matignon, dépend la suite des événements. A priori, les cadres de l’Éducation se sont remis en ordre de bataille après la fin de règne jugée « délétère » de l’équipe Ferry. Fillon est arrivé entouré de sa garde rapprochée technique et politique. Le professionnalisme de Jean-Paul Faugère, son directeur de cabinet, fait son effet dans la maison ¬ « Il écoute et il décide, ça nous change », témoigne un haut fonctionnaire, « l’ancienne équipe croyait tout savoir, au moins celle-ci écoute », rapporte un autre. Et les risques de flottement dans la communication et la stratégie politique semblent sérieusement atténués par les habitudes du trio de conseillers Mitrofanoff-Roger-Paolini, qui suit Fillon depuis des années (exception faite du pataquès de la circulaire « voile à l’école », vite rattrapé). Pour compléter le tableau, Jean de Boishue, ancien secrétaire d’État aux Universités et une des rares mémoires « de droite » à l’Éducation, joue toujours les conseillers officieux.
Les syndicats ont déjà pu éprouver le changement. Après un tour de piste informel pour préparer le terrain ¬ procédure rarissime depuis deux ans ¬, les fédérations ont été reçues. Les témoignages concordent : le ministre écoute, mais se tait. Gérard Aschieri (FSU) prévient donc : « Nous sommes prêts à ne pas faire de procès a priori, mais il n’y aura pas d’état de grâce. » Car pour la base, Fillon reste « l’homme des retraites ». S’il veut renforcer les partenaires sociaux, il lui faudra donc lâcher du lest. Faute de quoi, les organisations les plus représentatives seront, comme sous Ferry, débordées sur leur gauche, en interne (via leurs minorités) comme en externe (par des organisations comme Sud). A toutes fins utiles, quatre fédérations ont d’ailleurs appelé à la grève pour le 25 mai, histoire de prendre date et de se compter (Unsa Education, FSU, Sgen-CFDT et Ferc-CGT).
Temporiser.
Paradoxe pour un cabinet résolument politique, l’équipe Fillon n’a pourtant pas (encore) d’agenda propre et semble réduite à faire place nette pour la rentrée en soldant les dossiers en cours : évacuer la question de l’autonomie des universités et les thèmes qu’elle draine (sélection, augmentation des frais d’inscription...), mettre en chantier une loi d’orientation sur la recherche dans la foulée des 1 000 postes accordés aux chercheurs, finaliser la circulaire sur le voile à l’école, temporiser sur le projet de loi d’orientation qui est censé sortir du « grand débat » sur l’école dirigé par Claude Thélot (le printemps 2005 semble plus plausible que le tournant 2004-2005). Deux ans après son retour aux affaires, la droite en est donc très exactement là où elle ne voulait pas se laisser piéger en matière d’éducation : enfermée dans la question des moyens.
Emmanuel Davidenkoff.

Extrait du « Café pédagogique » du 01.05.04 : les 2/3 ans en maternelle ZEP
La scolarisation à deux ans et la Maternelle en ZEP.
Partout la maternelle vise à "permettre une scolarisation réussie". Mais en ZEP sans doute est-elle davantage utile pour remédier aux inégalités culturelles. Le CNDP nous propose une remarquable dossier qui apporte de nombreux éléments au débat sur la scolarisation à deux ans et l’école maternelle en général. Il s’articule en 4 grandes parties.
La première propose une série de témoignages français et étrangers sur l’école maternelle : recherches universitaires, point de vue d’élu etc. Elle est renforcée par une sélection d’articles sur ces sujets qui permet d’approfondir la réflexion particulièrement sur la scolarisation à 2 ans. Suit une sélection de fiches pédagogiques sur l’accueil des enfants de 2 ans et les activités en maternelle. Le dossiers se clôt sur une riche webographie.
Un remarquable travail, vivement recommandé !

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