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B* Enseigner la géographie avec Google Earth au collège REP+ Le Gayant de Douai (entretien avec Le Café)

7 janvier Version imprimable de cet article Version imprimable

Delphine Chiocci : Enseigner avec Google Earth
"Avec Google Earth, les élèves ont une vision plus réaliste". Si Google Earth introduit l’idée de globe dans la représentation du monde que se font les élèves, Delphine Chiocci, professeure au collège Le Gayant de Douai (59) montre bien d’autres usages, y compris ludiques, en géographie. Avec ses collègues, Vincent Geoffroy et Sébastien Lambert, elle publie un très riche article dans le dernier numéro de la revue académique Numalille.

Dans Numalille, vous présentez des usages souvent inattendus de Goggle Earth. Par exemple l’immersion dans des hyper-paysages. De quoi s’agit-il ?

C’est un paysage augmenté. On utilise un paysage en panoramique mis à disposition par des usagers qui permet de connecter un paysage avec une localisation précise. Du coup on peut se promener dans le paysage . On s’y immerge. Cela peut permettre une approche intéressante en géographie. Par exemple, en 6ème, on peut découvrir Sydney en se promenant en ville. On voit ce que veut dire habiter et on repère les fonctions urbaines. Sans l’outil numérique c’est beaucoup moins attrayant et plus difficile.

Vous attirez l’attention sur les voyages virtuels. Des exemples ?

Par exemple en 4ème, dans le chapitre sur la mondialisation on visualise des trajets. Par exemple celui du porte conteneurs Bougainville. On voit alors les points de passage, les détroits, les grands ports. On voit que les échanges mondiaux se font selon une certaine hiérarchie. Des régions entières du monde restent ignorées.

Vous présentez le jeu GeoguessR. Est ce un outil pour enseigner la géographie ?

C’est un jeu qui emmène automatiquement sur un point aléatoire du globe. Il apprend aux élèves à repérer des indices dans le paysage : la langue, les panneaux etc. C’est plutot à utiliser en périscolaire ou pour différencier les approches.

Une fonction très importante de Google Earth c’est l’échelle du temps (le timelapse). Quel lien avec la géographie ?

On peut visualiser des données historiques dans l’espace. Par exemple suivre la croissance urbaine d’une ville de son choix, Dubaï par exemple.

Comment passer de ces usages de Google Earth à la trace écrite ?

Parfois ces usages servent d’accroche au cours. D’autres, le timelapse par exemple, peuvent être la base d’une étude de cas. On aide les élèves à s’approprier son observation, des notions, un vocabulaire. Cela illustre un concept géographique avec l’aide du professeur. Les hyper paysages peuvent aussi devenir un document unique débouchant sur un croquis avec une reformulation.

Les élèves ont accès à cet outil. Vous ont-ils parlé de leurs usages ?

Les élèves les découvrent plutot avec plaisir. Google Earth nécessite un ordinateur de bureau ou une tablette puissante. Et peu de collégiens en ont. Ils ont l’habitude des cartes dans les jeux vidéo. Ils utilisent les fonctions GPS de Google Map. Mais ils n’ont pas l’habitude du globe comme dans Google Earth. Or c’est très important pour comprendre les distances par exemple. Ou pour réfléchir aux projections. En découvrant Google Earth ils découvrent une vision plus réaliste du monde. Cela les ouvre au monde. Et c’est aussi cela notre métier...

Propos recueillis par François Jarraud

Numalille

Extrait de cafepedagogique ;net du 07.01.22

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