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Présidentielle. Marine Le Pen veut généraliser le dédoublement des CP et GS mais n’évoque pas l’éducation prioritaire (ToutEduc)

8 mars

Le programme pour l’éducation de Marine Le Pen, “une des trois prorités“ de son mandat

“Concret, applicable à court terme et ambitieux“, définissait hier 7 mars Marine le Pen dans une conférence de presse son programme pour l’éducation intitulé “Bâtir l’école du savoir et du mérite“.

Elle estime que l’éducation nationale, a été depuis 50 ans en France “massacrée par la massification de l’accès à l’enseignement secondaire dans les années 1970, par le pédagogisme introduit dans les années 1980 qui a entraîné une dégradation continue de la qualité des diplômes, dans les années 1990 par des réformes qui ont définitivement transformé l’objectif de l’orientation des élèves vers l’emploi en péché mortel, et au cours des dix dernières années où les réformes de François Hollande, qui avaient au moins le mérite de la clarté quant à la stupidité de leur contenu, ont été encore aggravées par Emmanuel Macron“.

Ainsi, selon la candidate du Rassemblement National “le niveau des élèves français s’est effondré depuis 30 ans par un égalitarisme mal compris qui a créé la machine à échec du collège unique, qui a enlevé au baccalauréat son statut de diplôme d’excellence garantissant un socle de compétences“ et “l’école est devenue une machine à reproduire les inégalités sociales“.

L’école, par la “dégradations des contenus et des enseignements, s’est rendue incapable de donner aux élèves issus de l’immigration le goût de l’assimilation et le sens de l’effort“. Elle a de plus “par la logique purement comptable, réussi l’exploit de transformer le noble métier de professeur en sacerdoce sous payé“

Rétablir la noblesse et l’autorité

Marine le Pen souhaite “le rétablissement de la noblesse, de l’excellence et de l’autorité de l’institution scolaire“, et désigne la restauration du système éducatif comme “un enjeu de civilisation et de prospérité pour la France“.

Sa première mesure concerne “la définition systématique par la loi du contenu des enseignements“, au Parlement de “rechercher un nivellement par le haut“.

De plus, “à l’école primaire le nombre d’heures de cours dispensées sera significativement accru". Les effectifs seront limités à 20 élèves par classe, les classes GS et les CP toutes dédoublées.

Au collège, un plafond de 30 élèves par classe permettra aux enseignants de consacrer “plus de temps sur mesure au élèves.“

Orientation précoce

“Priorité absolue sera donnée à l’orientation précoce des élèves“, alors qu’en France le taux d’emploi des 15-24 ans est inférieur de 10 points à la moyenne des pays de l’OCDE, à 35,6 %.“

Les salaires des apprentis et alternants seront revalorisés de 200 à 300 euros, la formation professionnelle devenant “la voie royale pour la reconnaissance, un salaire digne, et l’emploi durable“.

“Tous les enseignements ineptes mis en place depuis 10 ans seront supprimés, par exemple les enseignements pratiques inter disciplinaires.“, tout comme ceux des langues et culture d’origine.

Concernant le lycée, elle souhaite supprimer la réforme mise en place par la mandature actuelle, et le bac redeviendra un examen national.

"L’exclusion de tout communautarisme"

Sont annoncés une “reprise en main disciplinaire et l’exclusion de tout communautarisme au sein des établissements scolaires“, par exemple en sanctionnant sévèrement l’absence d’assiduité, “entraînant la suspension des allocations familiales et des bourses scolaires, tout comme les perturbations graves et répétées“, avec des sanctions planchers qui seront mises en place. “Le déploiement de la vidéoprotection sera, ajoute-t-elle, généralisé dans tous les établissements du secondaire.“ Le “voile islamiste“ sera par ailleurs “interdit pour tous les accompagnants de sorties scolaires“.

Marine Le Pen souligne enfin son souhait de revaloriser progressivement en cinq ans le métier d’enseignant dont le pouvoir d’achat “s’est effondré“ et le niveau “tiré vers le bas“.

Leur grille indiciaire sera augmentée de 3 % par an. Sera créé un droit renforcé à la formation continue, tandis que les INSPE seront supprimés, les professeurs directement formés par des pairs expérimentés, et leur titularisation interviendra après une double inspection pédagogique. Le nombre d’inspections au cours de la carrière sera accru.

La vidéo ici

Extrait de touteduc.fr du 08.03.22

 

Présidentielle 2022 : Marine Le Pen dénonce une Éducation nationale « massacrée » et cible le communautarisme
Alors que la crise ukrainienne occupe le devant de l’actualité, la prétendante nationaliste a déroulé, presque comme si de rien n’était, son programme sur l’école.

Lundi matin, la prétendante du RN a donc joué la contre-programmation. À 34 jours du premier tour, celle qui se présente pour la troisième fois a tenu à détailler son projet sur l’Éducation nationale. Coûte que coûte. Malgré le fait que les projecteurs ne soient pas actuellement braqués sur les propositions des impétrants présidentiels. Un catalogue de mesures qu’elle qualifie de « concret, applicable à court terme et ambitieux » pour redresser la barre d’un système « massacré » depuis les années 1970. En cause, « la massification de l’accès à l’enseignement secondaire », « le pédagogisme » des années 1980 et « les réformes » initiées dans la décennie suivante. De quoi déplorer une énième fois l’« effondrement du niveau des élèves français » et « une école devenue une machine à reproduire les inégalités sociales ».

Hasard ou pas, les mots de Marine Le Pen recoupent en creux la pensée de son principal concurrent nationaliste. « Le culte de l’enfant, de sa spontanéité, le passage de la transmission du savoir détenu par le maître à une pédagogie active qui fait de l’enfant “l’acteur de la construction de ses savoirs” détruiront l’école primaire française qui s’enorgueillissait à juste titre d’être la “meilleure du monde” », écrivait l’écrivain Zemmour en 2014 dans son ouvrage phare Le Suicide Français.

Le Pen vante « le goût de l’assimilation et le sens de l’effort »
Ayant à l’esprit que ce dernier lui fait de la concurrence sur la question migratoire, sur l’islamisme, et sur la façon dont la France intègre les nouveaux arrivants, Marine Le Pen dénonce une organisation scolaire « incapable de donner aux élèves issus de l’immigration le goût de l’assimilation et le sens de l’effort ». Flèche décochée aussi à l’encontre du large phénomène « pas de vagues », qui a amené, selon elle, à l’assassinat de Samuel Paty il y a un an et demi ou au lynchage du professeur Didier Lemaire sur les réseaux sociaux. Elle en fait même l’un de ses mantras. « Dans tous les établissements, les infractions à la laïcité feront l’objet d’une tolérance zéro », met en garde la prétendante, qui souhaite notamment interdire le voile pour « les accompagnants de sorties scolaires ». Et ce, pour mieux annoncer une nouvelle mesure : « Toute pression religieuse » au sein des établissements scolaires « constituera un délit passible de prison ».

Extrait de lefigaro.fr du 07.03.22

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