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La circulaire de rentrée 2021 rappelle les actions développées depuis 2017 en éducation prioritaire et annonce des mesures en faveur de la mixité sociale

25 juin Version imprimable de cet article Version imprimable

Circulaire de rentrée 2021
L’École de la République, notre maison commune

NOR : MENE2119494C
Circulaire du 23-6-2021
Boen du 24.06.21
MENJS - DGESCO

Extrait de education.gouv.fr du 24.06.21

EXTRAIT

3. L’École, un lieu où chacun a sa place, en donnant plus à ceux qui ont moins pour assurer l’égalité des chances, en veillant à la pleine santé de tous et en parachevant la réalisation de l’École inclusive
Pour que l’École de la République soit notre maison commune, il faut que chacun y ait sa place, et que la destinée individuelle de nos élèves ne soit pas subordonnée à leur lieu de naissance ou de scolarisation. La promesse républicaine exige de notre part que nous poursuivions sur la voie de la réduction des inégalités et du déploiement d’une réelle égalité des chances.

Depuis 2017, beaucoup a été fait en la matière au service de l’égalité des chances, aussi bien en éducation prioritaire, qui fait pour la première fois l’objet d’un secrétariat d’État dédié, que dans les territoires ruraux : le dédoublement des CP et CE1 en REP et REP+ s’étend désormais aux grandes sections, avec une nouvelle accélération en cette rentrée, tandis qu’ailleurs, les mêmes classes seront, d’ici 2022 et sur tout le territoire, limitées à 24 élèves.
L’accompagnement scolaire a également été renforcé, notamment au collège, avec le dispositif Devoirs faits, qui s’est enrichi d’une nouvelle dimension avec le développement des Devoirs faits à la maison, permettant notamment aux jeunes des milieux ruraux de bénéficier d’une aide aux devoirs à distance lorsque les transports scolaires ne leur permettent pas de rester au collège. Un collégien sur trois, et près d’un sur deux en éducation prioritaire, en bénéficie.
Parallèlement, les conditions d’apprentissage ont également été améliorées, avec la distribution de petits déjeuners dans les écoles défavorisées, qui va connaître une accélération à la rentrée, l’ouverture d’Internats d’excellence (1 500 nouvelles places d’ici la rentrée 2022) et la revalorisation des bourses.
Enfin, l’ensemble des dispositifs trouvent une consolidation particulière dans les Cités éducatives, qui convoquent des moyens inédits dans le cadre d’une gouvernance renouvelée, autour du chef d’établissement, et associant l’ensemble des acteurs (éducation nationale, Agence nationale de la cohésion territoriale, autres services de l’État, collectivités territoriales, associations). Ce sont désormais 126 Cités éducatives qui bénéficient à plus de 700 000 enfants et jeunes âgés de 0 à 24 ans, soit un tiers des jeunes qui vivent dans les quartiers concernés. Leur déploiement se poursuivra en 2022 pour atteindre 200 Cités éducatives sur toute la France.
Ces mesures, si elles ont fait la preuve de leur efficacité, ne suffisent cependant pas. Il nous faut renforcer la mixité sociale des établissements pour permettre à nos élèves de faire l’expérience de leur communauté de destin. C’est pourquoi j’ai décidé de renforcer la mixité sociale des établissements les plus favorisés, en priorisant les dérogations au titre des demandes de bourses, notamment à destination des lycées les plus favorisés, et en développant la multi-sectorisation des collèges et des lycées. Parallèlement, nous poursuivrons une politique volontariste d’attractivité des établissements les moins favorisés.

 

Une circulaire de rentrée pour le grand public
A qui est destinée la circulaire de rentrée 2021 ? Le texte, fort court, reprend surtout des éléments de communication. Il contient peu d’annonces. Les principales sont la mise en place d’une option français et culture antique en 6ème, qui rappelle des souvenirs, et le retour de Pix. Après des circulaires de rentrée 2019 et 2020 qui étaient très contraignantes pour les enseignantes, le texte de 2021 semble s’adresser plutôt au grand public ou aux électeurs...

Beaucoup de communication

"L’École est la colonne vertébrale de la République, son berceau et le lieu de construction de son avenir. Elle en partage les défis, la force et les promesses. L’année scolaire 2020-2021 a vu l’École de la République être, une nouvelle fois, confrontée à deux crises majeures : la crise sanitaire et la menace terroriste, avec l’assassinat par un terroriste islamiste de Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie. Face à ces événements, l’École de la République a fait la preuve de son unité et de sa capacité à réagir face à l’imprévu". Les premières lignes de la circulaire de rentrée donnent le ton général. La circulaire est un texte de communication qui s’adresse davantage au grand public qu’aux professionnels.

La mise en place d’une option français culture antique en 6ème

Il y a pourtant des annonces. La première est la mise en place d’une option français et culture antique en 6ème "notamment dans les collèges les plus défavorisés". On n’a pas plus de précisions sur le contenu et le déploiement de cette option qui rappelle la réforme du collège menée par N Vallaud Belkacem.

Le retour de Pix

La généralisation de Pix, qui aurait du avoir lieu cette année, est annoncée. Là le ministère est plus précis. "La généralisation du dispositif Pix sera reprise en 2021-2022, avec.. des parcours Pix de rentrée permettant d’identifier le niveau et les besoins en matière de compétences numériques de tous les élèves de tous les niveaux d’enseignement du cycle 4 et du lycée ; de la certification des compétences numériques, qui sera obligatoire pour les élèves des classes de 3e, de fin de cycle terminal des lycées généraux, technologiques ou professionnels et dans l’année d’obtention de leur CAP, ainsi que pour les étudiants en dernière année des formations de STS et CPGE dispensées en lycée public et privé sous contrat".

EPS et lecture en élémentaire

Deux mesures concernent l’école primaire. "Dans le premier degré, la mise en place des 30 minutes d’activité physique quotidienne, qui se déploie dans de très nombreuses écoles, a vocation à être généralisée", ce qui reste imprécis. Ca ne l’est pas plus pour le " Quart d’heure lecture qui doit être instauré ou développé partout où c’est possible".

De la mixité sociale vraiment ?

Il reste un passage sur la mixité sociale. A coup sur c’est le paragraphe le plus intéressant car c’est un point faible de ce ministère qui a laissé tomber les initiatives lancées par N Vallaud Belkacem. "J’ai décidé de renforcer la mixité sociale des établissements les plus favorisés, en priorisant les dérogations au titre des demandes de bourses, notamment à destination des lycées les plus favorisés, et en développant la multi-sectorisation des collèges et des lycées. Parallèlement, nous poursuivrons une politique volontariste d’attractivité des établissements les moins favorisés". On ne peut que souhaité que cet élan tardif aboutisse. Mais s’agit il de bons leviers ? La multisectarisation est une bonne piste mais nécessite la collaboration des collectivités locales. C’ets ce que N Vallaud Belkacem avait entrepris avant que l’Education nationale ne freine la majorité des projets en cours. La priorisation des demandes de bourse est peu efficace depuis la réforme des bourses qui les ouvre aux classes moyennes (taux zéro). Quant à l’attractivité, le colloque du Cnesco avait montré qu’il faudrait commencer par avoir la même offre scolaire dans tous les collèges, ce qui n’est pas le cas. Une étude de 2019 a montré que les politiques d’attractivité sont celles qui fonctionnent le moins.

Il y aurait un grand intéret à développer une véritable politique de mixité sociale dans les collèges et lycées pour relever le niveau des élèves. Mais cette politique semble incohérente avec deux politiques ministérielles dont la circulaire ne parle pas : la réforme de l’éducation prioritaire avec l’objectif de supprimer les Rep et le développement d’établissements publics internationaux pour les plus favorisés.

Le reste de la circulaire reprend la communication grand public du ministère.

François Jarraud

La circulaire 2020

Extrait de cafepedagogique.net du 25.06.21

 

Circulaire de rentrée : le ministre voudrait voir revitalisés les projets d’école ou d’établissement
La "circulaire de rentrée 2021" est publiée au BO de ce 24 juin sous le titre "L’École de la République, notre maison commune". Jean-Michel Blanquer y souhaite notamment "que les projets d’école ou d’établissement soient revitalisés" car ils offrent "la possibilité de fédérer les élèves et la communauté éducative autour d’enjeux communs et d’inscrire l’action de l’école dans le territoire".

Le ministre de l’Education nationale y évoque la rentrée qui "devrait intervenir dans des conditions sanitaires plus favorables et permettre de retrouver des modalités d’enseignement dans des conditions aussi normales que possible", mais de façon à se "préparer à toutes les éventualités", "toutes les écoles et tous les établissements mettront donc en place un plan de continuité pédagogique" qui "devra comporter un volet organisationnel, un volet pédagogique et un volet numérique".

Pour lui, l’École est un "lieu d’apprentissage au service de la poursuite de l’élévation du niveau général", elle est aussi un "lieu où se construisent le rapport à l’autre et la vie en société", un "lieu où chacun a sa place, en donnant plus à ceux qui ont moins" et un "lieu fondé sur une équipe éducative soudée".

S’agissant du premier item, le ministre pense qu’il est indispensable, durant les premiers mois de l’année scolaire "d’adapter les parcours d’apprentissage à la situation objective des élèves" après la crise sanitaire, il faut "donner la priorité à la lecture", "poursuivre le redressement du niveau en mathématiques", "parachever la réforme des lycées", "développer les compétences numériques de tous les élèves avec la généralisation de Pix", mais aussi "inscrire les apprentissages dans une continuité avec les temps non scolaires" et "renforcer l’activité physique".

Mais l’Ecole est aussi un lieu où "les élèves font l’expérience quotidienne de l’égalité, du respect, de la possibilité d’être eux-mêmes par l’application d’une règle commune qui préserve leur liberté de conscience et celle des autres". Au-delà des principes de la République et du principe de laïcité, "c’est en fait la culture humaniste, fondée sur l’idée que chacun doit trouver sa place dans la société, et par conséquent dans l’École, qui est au cœur de notre modèle de transmission". Le ministre estime notamment que "l’’objectif 100 % éducation artistique et culturelle devrait être atteint en 2021-2022".

Pour que "l’École de la République soit notre maison commune, il faut que chacun y ait sa place" et donc de poursuivre "sur la voie de la réduction des inégalités et du déploiement d’une réelle égalité des chances". "Il nous faut renforcer la mixité sociale des établissements", et c’est pourquoi le ministre a décidé de prioriser "les dérogations au titre des demandes de bourses, notamment à destination des lycées les plus favorisés (pour permettre à davantage d’élèves des CSP- de s’y inscrire, ndlr), et en développant la multi-sectorisation des collèges et des lycées" tout en poursuivant "une politique volontariste d’attractivité des établissements les moins favorisés".

Et l’Ecole ne peut tenir ses promesses que "grâce aux femmes et aux hommes qui la fondent" et le ministre souhaite que leur "unité collective puisse être valorisée et renforcée, à la fois en termes d’accompagnement, avec notamment la mise en place d’une réelle politique d’action culturelle et sociale, et en termes de formation, avec l’adaptation de notre offre et le développement de la formation entre pairs, dont les Plans mathématiques et français ont montré la richesse".

Extrait de touteduc.fr du 24.06.21

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